Quand le soutien-gorge, le slip ou les bas, ne sont plus de simples dentelles ni même des accessoires de séduction mais de véritables armes erotiques qui enflamment le corps et l'esprit…

La colocataire du collège


Depuis peu, tu héberges une nouvelle locataire dans l'appartement de fonction du collège dont tu es la directrice...

Il s'agit d'une enseignante d'environ quarante ans, toujours vêtu du même tailleur gris, chignon strict et grosses lunettes d'intello, qui possède la particularité d'être très gentille mais pleine de principes. Très rigide et peu encline au moindre écart, elle est aussi très respectueuse de l'ordre établi et refuse de t'appeler Annie, préférant "Madame la Directrice" en toutes circonstances même après les heures de travail. A la moindre plaisanterie elle se détourne de la conversation et, prenant un air pincé, elle s'éloigne à grandes enjambées nerveuses. Tout ceci est bien dommage car sous sa carapace d'austérité elle pourrait être agréable, voire séduisante. Mais tu finis par prendre les choses avec philosophie et par te dire que, finalement, ce n'est pas ton problème.

Un jour, entre midi et deux, tu veux entrer dans la salle de bain pour te remaquiller un peu mais, tu t'aperçois que la place est déjà occupée. A travers la porte tu t'écries :
- C'est vous Fabienne, vous prenez un bain ?
- Oui, Madame la Directrice, répond-elle, je me détends un peu mais vous pouvez entrer.
Hésitante tu pousses la porte et tu vois qu'effectivement le rideau de la baignoire est soigneusement tiré.
- J'en ai pour une minute, dis-tu. Juste le temps de me refaire une beauté.
- Prenez votre temps, Madame, vous ne me dérangez pas !
Tu commences donc à te faire les cils. Derrière le rideau, Fabienne continue de se laver tranquillement. Tu l'entends bouger de temps à autre, émettant des bruissements d'eau et des clapotis.
Tu en es au deuxième oeil lorsque quelque chose d'insolite attire ton attention. Au début ce n'est pas très net mais au bout de quelques instants l'impression se confirme : le bruit de l'eau bougée est très régulier... Intriguée, tu continues ton maquillage, tout en te demandant ce qu'elle peut bien fabriquer. On dirait qu'elle se frotte toujours au même endroit. Tout à coup, une drôle d'idée te vient : elle n'est quand même pas en train de se caresser à côté de moi ? Mais aussitôt tu pouffes d'un rire intérieur car tu te doutes bien que ce n'est sûrement pas son style...
Pourtant, le petit bruit est maintenant très net et ne laisse plus aucune place au moindre doute : elle bouge sa main en cadence !
Aussitôt tu te sens toute bizarre et un trouble complètement inattendu t'envahit de la tête aux pieds. Malgré toi, ta respiration s'accélère brusquement et tu ne peux plus finir de te maquiller tant ta main tremble. Pour confirmer le tout, de derrière le rideau parvient un léger soupir, étouffé mais lourd de signification. Cette fois tu en es certaine : ta locataire se masturbe en ta présence.
A la fois gênée et excitée par la situation, tu ne sais plus quoi faire. Tu voudrais fuir, mais des ondes te parcourent tout le bas-ventre et te clouent sur place. Tu lâches tes instruments de maquillage et prends appui sur le lavabo, les jambes en coton. Tu fermes les yeux mais c'est pire : sans trop comprendre pourquoi, tu te mets à visualiser un sexe incroyablement long qui, veines saillantes et gland lubrifié, oscille lentement sous ton nez.
Cette vision te galvanise et, te précipitant vers la chambre, tu te jettes tout habillée sur le lit. Sans attendre une seconde de plus, tu relèves ta jupe et ta main s'engouffre dans ton slip sans même prendre la peine de le baisser. C'est extraordinairement bon. Ton majeur découvre un clitoris déjà dur. Tu sens le liquide couler à profusion, presque comme si tu t'urinais dessus. Tu risques d'en mettre partout mais tu t'en fous, c'est trop bon. Tu te frottes à toute vitesse, ne t'arrêtant que pour épier les bruits qui proviennent de la salle de bain. Ils sont très discrets, tu dois vraiment prêter l'oreille, mais le léger clapotis est toujours là, régulier et obsédant. A chacune de tes pauses tu réalises que son mouvement est en train d'accélérer. Ce bruit crescendo t'excite, c'est incroyable.
Les jambes serrées et la main gauche sous tes reins, tu te masturbes avec frénésie. Ton doigt expert glisse dans un liquide qui te permet de bonnes allées et venues. Ton érection clitoridienne est de plus en plus proéminente, ce qui ajoute à ton plaisir. Tu bandes, tu aimes ça ! Soudain, tu réalises que ta porte de chambre est grande ouverte et qu'il suffirait que Fabienne sorte de la baignoire pour te surprendre en pleine action. Mais cette perspective ne t'effraie pas. Au contraire, tu souhaiterais presque qu'elle te surprenne en plein labeur. Ton exhibitionnisme latent te pousse à ne pas t'arrêter.
Ralentissant légèrement ton geste, tu perçois maintenant un très net halètement en provenance de la salle de bain. De toute évidence, Fabienne est passée à la vitesse supérieure. Ca t'excite d'entendre cette femme prendre son pied, c'est plus fort que toi. Stimulée par cette nouvelle manifestation de plaisir, tu accélères aussi un grand coup, tu montes en flèche et, surprise par la rapidité de ton acte, tu te prends un orgasme fulgurant qui te secoue de spasmes incontrôlables. Les lèvres serrées, tu agites la tête en tous sens pour t'empêcher de crier...
Un silence pesant règne maintenant dans l'appartement. Tu reprends lentement tes esprits, les yeux encore fermés. Tu te demandes si tu n'es pas un peu folle car dans la salle de bain, c'est le calme plat. Aurais-tu rêvé ? Ta locataire s'est-elle vraiment masturbée ? N'est-ce pas mon imagination qui m'a suggéré toute cette mise en scène ? Un peu honteuse de ta conduite, tu te lèves rapidement, tu réajustes tes vêtements et, sans un mot, tu quittes l'appartement.

Dans les jours qui suivent, tu te sens un peu gênée devant ta locataire. Celle-ci, par contre, ne semble aucunement affectée. Tu te dis que, coincée comme elle est, elle serait encore plus mal à l'aise que toi si quelque chose de répréhensible s'était réellement produit. Tu dois te rendre à l'évidence : c'est toi la plus gênée des deux ! Tu finis donc par admettre qu'il ne s'est rien passé du tout, sauf dans ta tête, et que, fort heureusement, Fabienne ne s'est rendu compte de rien. Tu as eu une chance inouïe et tu te promets d'être plus sensée la prochaine fois.

Quelques jours passent, tu en oublierais presque l'incident mais, un midi, la même scène semble vouloir se reproduire : Fabienne est encore dans la salle de bain. Tu hésites longuement devant la porte (surtout qu'aujourd'hui tu n'as rien à faire dans cette salle de bain), mais, prise par la curiosité et aussi pour en avoir le cœur net, tu décides d'y entrer à nouveau. Même scénario :
- C'est vous Fabienne, vous prenez un bain ?
- Oui, Madame la Directrice, je me détends un peu mais vous pouvez entrer.
- J'en ai pour une minute. Juste le temps de me refaire une beauté.
- Prenez votre temps, Madame, vous ne me dérangez pas !
Tu jettes un coup d'œil de côté et tu peux constater que cette fois le rideau n'est pas complètement tiré. Tu peux voir les pieds de Fabienne ainsi que ses mollets jusqu'au genou. Ce qui tendrait à prouver qu'elle n'a rien à cacher et qu'elle a la conscience tranquille.
Bien que tu n'en aies pas réellement besoin, tu commences à te remaquiller un peu et tu fais un peu traîner les choses. L'oreille aux aguets, tu attends le moindre bruit suspect. Mais rien ne se produit, sauf les petits mouvements d'eau habituels d'une personne qui prend son bain. Tu en es presque déçue. Finalement, tu avais tellement éprouvé de plaisir, l'autre jour, que tu souhaiterais que la scène se reproduise. Mais rien ne se reproduit. D'ailleurs, tu sais bien que ta locataire serait bien incapable d'une telle obscénité. C'était bien ton imagination qui t'avait joué des tours, la dernière fois... Frustrée, tu es sur le point de ranger tes instruments de maquillage, lorsque tu sens une onde trouble envahir tout ton corps : le bruit cadencé vient de recommencer !
Cette fois, aucun doute n'est permis et ton imagination n'y est pour rien. Tu prends appui sur le lavabo et tu écoutes. Un petit clapotis sec et nerveux, presque imperceptible, provient de derrière le rideau. Ou bien elle frotte quelque chose ou bien elle se masturbe ! A la fois excitée et incrédule, tu décides d'en avoir le cœur net une bonne fois pour toutes. Le rideau étant suffisamment tiré pour qu'elle ne te voie pas agir, tu décides de risquer un oeil indiscret par l'ouverture. Retenant ton souffle comme si elle pouvait l'entendre, tu te baisses et t'approches au maximum du rebord de la baignoire. Tu distingues tout d'abord ses longues jambes immobiles au fond de l'eau, puis, penchant la tête à droite, ton regard remonte, remonte, remonte, millimètre par millimètre et là, tout à coup, tes soupçons reçoivent une éblouissante confirmation : un ongle impeccablement verni s'active résolument entre une paire de cuisses entrouvertes !
Médusée, tu te rejettes en arrière. Une excitation délirante te saisit aux tripes, te laboure les reins et le sexe et te fait tourner la tête. Tu te redresses avec peine et, les jambes flageolantes, tu te diriges vers la chambre à coucher. Ton cœur bat la chamade. Mais tu ne te précipites pas tout habillée sur le lit comme la dernière fois. Tu jettes d'abord ta robe par-dessus ta tête, tu fais glisser ton slip jusqu'au sol, et tu dégrafes ton soutien-gorge, libérant au passage deux superbes poires obscènes et bien pointues. Le regard trouble, tu t'allonges enfin sur le lit et plantes ton majeur dans une fente déjà pleinement lubrifiée.
Le doigt rigide et précis, tu te malaxes le clitoris, engendrant des vibrations aiguës qui te montent jusqu'à la gorge. Tu frottes de plus en plus fort, incapable de te maîtriser. Tes abdominaux se contractent par à-coups et tu serres bien les cuisses pour mieux bander. Le plaisir est incroyablement fort. Les lèvres serrées, tu laisses malgré toi monter un grognement sourd qui se répercute dans toute la chambre. Tant pis si l'autre m'entend, songes-tu entre deux gémissements. Qu'elle sache après tout que je me fais la même chose qu'elle !
Comme un écho, tu entends soudain un "ha !" sonore jaillir de la salle de bain. Puis le clapotis devient nettement plus fort, suivi immédiatement d'un autre cri plus guttural. Le fait que ta locataire ne se donne même plus la peine de masquer son plaisir t'excite au plus haut point. A ton tour tu laisses fuser un long gémissement plaintif venu du plus profond de ta gorge. Toi non plus tu ne masques plus rien. Arrivera ce qui arrivera !
Pendant dix minutes, le duo de gémissements se poursuit tandis que l'intensité dans le plaisir s'accentue avec force. Vous vous répondez tour à tour, vous lançant sans honte des râles, des soupirs, de longues plaintes franchement obscènes. C'est à celle qui excitera l'autre au maximum. Sans vous voir, sans vous toucher, vous parvenez à porter l'érotisme à son comble. Tu es maintenant trempée, ton liquide coule partout et tes doigts pataugent à plein régime sur ta vulve inondée. Ton bras droit s'agite si vigoureusement que ton sein droit tremble à la même cadence d'une façon réellement provocante. Comme tu aimerais que ta locataire te voie ainsi ! Venez voir le spectacle, Fabienne, votre Directrice se branle ! Votre Directrice secoue ses mamelles ! Votre Directrice est une belle vicieuse ! Regardez !
A l'idée que Fabienne puisse pénétrer à ce moment précis dans la pièce, un orgasme fulgurant te cloue sur l'oreiller et t'arrache une longue plainte que tu ne peux retenir. C'est à peine si tu perçois son orgasme à elle, moins démonstratif mais tout aussi réel. A distance, vous avez presque réussi à jouir simultanément...

Les jours qui suivent sont bien étranges. Pas un mot, pas une allusion à ce qu'il s'est passé. Ta locataire continue de se comporter avec son amabilité coutumière mêlée de rigueur, s'offusquant de la moindre idée licencieuse qui pourrait blesser la morale. Toi-même, ne sachant que faire, tu finis par te plier à cette sorte d'accord tacite et tu agis comme si rien n'était arrivé.

Pourtant les choses recommencent jusqu'à en devenir un rite : chaque semaine, le même jour à la même heure, vous vous masturbez de concert, elle dans la baignoire et toi dans la chambre, et, sitôt l'acte terminé, vous continuez à vous comporter comme deux parfaites étrangères. Vous vous vouvoyez, elle est toujours très respectueuse à ton égard et continue à t'appeler Madame la Directrice.
Il n'y a pas beaucoup de changements dans vos jeux érotiques sauf que parfois, elle te parle. Au plus profond de son plaisir elle gémit en te suppliant "Vas-y branle-toi, oui, branle-toi " ou bien elle te crie juste avant l'orgasme que pour elle ça vient ! Tu ne réponds pas mais ses interjections te stimulent au plus haut point. Tu aimes vraiment entendre cette femme perdre l'esprit et jouir sans retenue. C'est même maintenant ce qui t'envoie en l'air à coup sûr. Dès qu'elle décharge, tu décharge dans sa foulée. Puis vous vous rhabillez alors chacune de votre côté et tu quittes l'appartement la première, sans un mot. Et, l'après-midi venu, tu la croises dans les couloirs comme s'il n'y avait strictement rien eu entre vous.
Un jour pourtant, tu décides de changer un peu les choses : avant de pénétrer dans la salle de bain avec tout le rituel acquis ( C'est vous Fabienne ? etc... etc...), tu décides de te déshabiller complètement dans le couloir, puis toute nue tu entres et te places devant le lavabo. Le rideau de la douche est, comme d'habitude, un peu ouvert. Aussitôt, le bruit cadencé commence. Tu écoutes pendant quelques instants, tu sens le désir te gagner et l'envie de te masturber se faire de plus en plus pressante. Mais cette fois, au lieu de te précipiter dans la chambre, tu t'allonges sur le sol de la salle de bain et tu commences à te toucher. Le fait de te sentir si près de ta complice, avec juste un petit rideau de plastique pour vous séparer, décuple tes sensations. Ta chatte est instantanément détrempée. Sans un mot, tu t'actives le plus bruyamment possible de façon à ce que Fabienne comprenne bien que tu es là, à quelques centimètres seulement. Apparemment cette promiscuité lui plaît aussi car elle accélère aussitôt le rythme et se met à gémir sans retenue. Pour toi aussi c'est très fort. Avant, à cause de la distance tu avais toujours beaucoup de difficulté à percevoir exactement ce qu'elle faisait, mais maintenant tu entends jusqu'au moindre détail de ses attouchements. Tu t'ingénies aussi à être bruyante de façon à ce qu'elle comprenne bien tout ce que tu te fais : ta cadence, tes arrêts, tes accélérations... Souvent vos doigts se répondent : elle s'arrête quand tu t'actives, pour mieux t'écouter, et elle s'active quand tu arrêtes, pour que tu l'entendes bien. Cette nouvelle promiscuité est encore plus érotique.
Soudain, d'une voix rauque elle te murmure :
- Vous êtes là ?
Surprise, tu réponds :
- Oui, je suis là, allongée...
Tu perçois aussitôt le clapotis qui s'accélère et de nouveau sa voix :
- Vous m'entendez me branler ?
- Oui... Oui je vous entends.
- Vous aimez ça ?
- J'adore !
Pendant quelques minutes vous continuez de vous masturber en silence, chacune à l'écoute de l'autre, puis sa voix reprend :
- Vous êtes habillée comment ?
- Je suis toute nue.
Aussitôt sa branlette s'accélère et elle souffle :
- Oh oui, j'aime vous savoir nue... Vous avez de beaux seins ?
Un peu surprise par la crudité de ses questions, tu réponds :
- Oui, je crois... En tous cas, mon ami les adore.
- Ah oui… au point de se masturber en les regardant ?
De plus en plus surprise, tu réponds :
- Oui, souvent.
- Dites-moi exactement comment vous faites !
- Hé bien... Je les exhibe, par exemple en me redressant sur un coude ou bien en me mettant carrément à genoux et il les regarde fixement en se touchant.
- Et... il décharge dessus ?
- Cela nous est déjà arrivé, oui.
- Et... dites-moi... Il vous parle ? Dites-moi ce qu'il vous dit ! Dites-le-moi exactement !
Tu hésites un instant, puis décidant de la suivre sur son terrain tu finis par lui répondre.
- Oui... Il me dit que j'ai une belle paire de… de mamelles et que ça lui fait durcir la... la queue… ou la bite.
Aussitôt, sa masturbation se fait plus rapide et plus bruyante, comme pour bien te montrer l'effet stimulant de tes paroles. D'une voix haletante elle reprend :
- Et il en a une belle ?
De plus en plus excitée par la tournure trouble de votre dialogue, tu réponds :
- Oui...
- Décrivez-la moi !
- Hé bien... Disons qu'elle est longue... longue et plate, juste comme j'aime !
- Et vous lui sucez souvent ?
- Oui, bien sûr…
- Comment vous faites ?
- Je bouge la langue et j'avance la tête d'avant en arrière pour le masturber…
Aussitôt le clapotis accélère à nouveau.
- Et votre chatte, murmure-t-elle, elle est comment ?
Tu hésites un peu.
- Ma chatte... Elle est... Elle est grosse et assez béante...
- Ooooh oui, c'est bon de vous entendre dire ça ! Continuez !
- Mon… mon clitoris est très proéminent, en tous cas beaucoup plus que la moyenne. Quand je suis excitée, comme en ce moment, je bande réellement.
Pas de réponse mais un cri étouffé et une grande accélération du clapotis. Pour toi aussi l'excitation va crescendo. Le fait de te confier ainsi te trouble au plus haut point. Tu as l'impression d'être dans une sorte de confessionnal lubrique. Tout en la redoutant tu attends avec impatience la prochaine question. D'une voix haletante ton amie reprend :
- Vous mouillez beaucoup ? Vous avez la chatte bien baveuse ?
- Oui, beaucoup. Ecoutez !
Et pour lui montrer à quel point tu es trempée, tu vas chercher un maximum de liquide au plus profond de ton vagin puis, cuisses entrouvertes, tu te frottes vigoureusement le clitoris comme si tu voulais le décaper. Au bruit qui en surgit, Fabienne semble défaillir de plaisir. Toi de ton côté tu en profites pour t'offrir une bonne branlette bien sonore. Soudain un long mugissement rauque jaillit de tes lèvres serrées, signe annonciateur d'un orgasme imminent...

Dans les jours qui suivent, tu es de plus en plus gênée par votre relation ambiguë et par la tournure que prennent les choses. La confession érotique à laquelle tu t'es livrée te met mal à l'aise. Tu n'oses plus regarder ta locataire en face alors qu'elle, de son côté, ne semble pas perturbée le moins du monde. Pire, elle ne se départit pas de sa moralité excessive ni de son langage châtié. Un jour, en lisant une revue psy, elle s'est même emportée contre l'homosexualité féminine, estimant que c'était là un acte pervers et dégoûtant qui devrait être puni d'emprisonnement, rien de moins ! A ces mots tu encaisses le reproche et tu te jures que jamais plus tu ne retourneras dans la salle de bain en sa présence.

Pourtant, le jour habituel venu, tu ne tiens plus en place. Tu as continuellement l'œil rivé sur ta pendule. Et dès que midi sonne, tu te précipites dans les escaliers pour monter à l'appartement. Malgré tes bonnes résolutions, tu te déshabilles en un tournemain et tu te jettes dans la salle de bain sans même frapper.
T'apercevant que le rideau est légèrement plus écarté que d'habitude, tu décides à nouveau de modifier les règles établies. Au lieu de t'allonger sur la moquette, tu t'agenouilles face à la baignoire, les yeux rivés sur le rideau blanc. Sans un mot, votre tripotage commun commence. Tu joues un instant avec ton ventre, avec tes poils, descends lentement vers tes lèvres et, tout doucement, tu commences à te tapoter le clitoris. Tes seins sont lourds et très beaux dans cette position, grosses poires pornographiques dont les queues se soulèvent sans vergogne. Dans la baignoire, ta partenaire émet déjà des clapotis significatifs. Tu t'enfonces l'index par deux ou trois fois, mais soudain tu t'arrêtes net et tu murmures :
- J'ai envie d'ouvrir le rideau...
Après une courte hésitation, une voix déjà haletante te répond :
- Je veux bien... mais... dans le noir !
Tu es surprise et déçue par cette petite exigence mais tu n'hésites pas une seconde. Tu te lèves, tu éteins la lumière et tu fermes la porte. L'obscurité est totale. Ce faisant, tu entends, au remous de l'eau, que ta complice se met debout dans la baignoire.
Tu t'approches et, à tâtons, tu ouvres le rideau. Puis, le cœur battant, tu enjambes le rebord. Tu as à peine mis les pieds dans l'eau qu'aussitôt vos mains se télescopent, chacune s'étant dirigée droit vers les seins de l'autre. Amusées par cette symétrie dans le désir, vous jouez un instant avec vos doigts, vous caressant les mains et les bras, puis, impatientes, vous avancez enfin les paumes vers le buste de l'autre. Là, le contact est sublime. Elle te saisit les deux seins en un geste amoureux qui te fait vibrer des épaules jusqu'aux bout des tétons. Toi tu découvres avec délices la forme et la consistance de sa poitrine, tu la soupèses, tu la fais bouger, tu l'empoignes et la lâches tour à tour. Vous restez là, à évaluer vos mamelles, telles deux collégiennes vicieuses qui se tripotent pour la première fois. Elle joue avec tes bouts, les tire légèrement pour les allonger. Toi tu préfères lui empoigner les seins et les pétrir comme une pâte ferme et douce. Sa voix te parvient, faible et troublée :
- Votre mec a raison, souffle-t-elle, vous avez une belle poitrine.
- La votre ne sont pas mal non plus.
Vous continuez à vous palper sans aucune pudeur lorsque tu sens ses mains lâcher ton buste et sa bouche venir les remplacer. Elle te tête longuement, t'offrant des sensations délicieuses qui descendent par vagues jusqu'à ton vagin. Bombant le torse, tu lui tends bien chaque pointe en alternance afin qu'aucune ne soit lésée. Puis elle se redresse et c'est à ton tour de te pencher en avant pour lui aspirer les bouts. Tu têtes avec délice, pressant fortement chaque mamelle entre tes deux mains pour bien en faire saillir la pointe.
- Vas-y, te souffle-telle, aspire fort, tire-moi les bouts au maximum.
Stimulée par ce brusque accès au tutoiement, tu te mets à lui travailler les tétons comme si tu faisais une fellation à un homme. Tu adores cette sensation. Faire une pipe aux seins d'une femme !
- Plus fort, murmure t'elle, plus fort.
Alors, pinçant ses bouts entre tes dents tu tires avec délicatesse, craignant de lui faire mal.
- Vas-y, gémit-elle, vas-y, j'aime ça, ça ne me fait pas mal, au contraire.
Alors tu te redresses et, lui attrapant les pointes entre le pouce et l'index, tu tires carrément comme si tu voulais les traire. Tu tires un nichon puis l'autre, en alternance, inlassablement, prenant goût à cette forme de masturbation mammaire. Tu continues jusqu'à ce que les doigts te brûlent et que finalement elle te demande grâce.
Tu as à peine le temps de reprendre ton souffle que tu sens sa main venir tâtonner entre tes jambes. Aussitôt une onde électrique te parcourt tout le bas-ventre. Tu n'as pas le temps de lui rendre la pareille que sa langue vient s'écraser amoureusement sur la tienne et qu'elle t'embrasse avec fougue. Les jambes chancelantes tu sens ta bouche et ton vagin fouillés avec la même voracité. Tu aimes ça. Bouche contre bouche, vous échangez vos salives en gémissant sourdement. A ton tour tu lui lâches les seins et tu l'entoures de tes deux bras. Elle fait de même et vous voici toutes les deux enlacées, chatte contre chatte, les nibards mutuellement aplatis pointe contre pointe, vous roulant une pelle agrémentée de gémissements étouffés. Au bout d'un certain temps, vous vous arrachez enfin l'une de l'autre et, le souffle court, vous restez un instant immobiles dans le noir. Tu es tellement excitée que tu ne peux attendre et que tu l'implores :
- Branle-moi !
Sans se faire prier elle glisse à nouveau la main entre tes jambes et d'un doigt expert elle commence le petit frottement vicieux. Aussitôt une nouvelle onde électrique t'envahit de la tête aux pieds. Tu attends que les premiers feux de ses caresses s'apaisent légèrement puis, dans un geste hautement impudique, tu poses un pied sur le rebord de la baignoire pour mieux t'ouvrir. D'une main tu prends appui sur son épaule, lui effleurant une pointe toute dure au passage, et de l'autre main tu commences à lui tapoter aussi le clitoris. Instantanément une longue plainte sourde envahit la pièce. Pour toute réponse tu intensifies le pianotage érotique. Elle semble tellement troublée qu'un instant ses doigts restent immobiles dans ta chatte béante. Tu la supplies :
- Ne t'arrête pas, c'est trop bon !
- Oui, oui… toi aussi… continue… ma chérie, halète t'elle avec difficulté, tu me fais durcir comme personne ne me fait durcir !
Elle reprend la cadence et vous êtes là, debout les pieds dans l'eau tiédie, vous astiquant mutuellement avec frénésie comme si chacune essayait de faire fléchir l'autre. Maintenant votre dialogue se limite à des râles, des halètements et des gémissements lubriques. De temps en temps, votre main libre agrippe au hasard une mamelle hypersensible.
Au bout de quelques minutes, n'y tenant plus, tu glisses ta main libre dans ton dos et tu commences à te caresser entre les fesses. Tu n'as à peine enfoncé ton doigt que tes sensations sont aussitôt décuplées. Mais, devinant soudain à quel petit jeu tu te livres, Fabienne te saisit le poignet.
- Petite salope, murmure-t-elle avec enthousiasme, tu te branles aussi par derrière ! Laisse-moi faire.
Aussitôt son index à elle s'infiltre dans ta seconde intimité et force le passage. Une petite douleur te traverse les reins mais ce n'est pas pour te déplaire. Enserrée de toutes parts, tu es comme embrochée par ta tortionnaire. Aussitôt tu décides de lui rendre la politesse. Tu passes ton bras dans son dos et tu la perfores des deux côtés exactement comme elle te fait. Vous faites remuer en cadence vos quatre mains en vos quatre orifices et, pour compléter le tableau, vous vous embrassez à pleine bouche en gémissant. Le plaisir monte sans pitié. Chacune essaie de se dégager pour profiter de l'orgasme de l'autre mais, telles deux lutteuses perverses, aucune ne lâche prise. Embrochées vivantes, prisonnières de vos doigts inquisiteurs, bloquées dans le verrou de vos bras, vous n'avez plus alors qu'une idée en tête : dominer l'autre, la vaincre, et la faire jouir la première. Tu te sens la plus forte mais ce n'est pas facile. Elle est aussi douée que toi pour ce petit jeu. Vous vous travaillez mutuellement si bien que, tel un fleuve en crue, le plaisir commence à vous envahir dangereusement. Tu as le sentiment que ses doigts faiblissent, que tu vas la terrasser dans un tourbillon de jouissance, mais dans l'instant qui suit, c'est toi qui te prend une onde de plaisir de plein fouet. Vous déployez toute votre ruse féminine pour faire flancher l'autre. Tu lui mordilles le lobe de l'oreille tandis qu'elle te suce la pointe d'un sein. Vous variez le rythme de vos doigts. Vous vous murmurez des paroles obscènes, alternant l'érotisme et la vulgarité pour faire naître en l'autre les images troublantes qui vont peut-être lui faire perdre l'esprit. Le souffle court, le bas-ventre survolté de tensions suraiguës, chacune tente inexorablement de propulser l'autre vers les sommets du plaisir équivoque. Soudain, sans prévenir, ta partenaire se met à trembler de la tête aux pieds et se laisse glisser dans la baignoire en poussant une longue plainte d'animal vaincu. Surprise par ta victoire, tu t'aperçois soudain qu'elle a lâché prise et qu'elle ne te caresse même plus. Frustrée au dernier degré, tu te laisses glisser aussi dans l'eau tiède, à moitié couchée sur elle. Mais tu n'en as cure : une main devant une main derrière, tu continues la caresse inachevée et décide de te finir toute seule. Ca ne sera pas long. Au bout de quelques secondes d'astiquage forcené, un éclair déchirant explose et te secoue de la tête aux pieds…

De longues minutes d'apaisement s'écoulent puis, sans un mot, vous vous décollez l'une de l'autre, tu sors de la salle de bain et tu te rhabilles de ton côté.

L'après-midi même dans un couloir, d'un 'air parfaitement innocent Fabienne te demande :
- Madame la Directrice, j'ai surpris deux jeunes filles qui se touchaient dans les toilettes de l'établissement. Une telle débauche est intolérable. J'ai demandé leur exclusion sur-le-champ. J'ai eu raison, vous ne trouvez pas ?


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